A la une des journaux
La proposition de loi sur des mesures dérogatoires sur les retraites a été adoptée par un vote « forcé » (MAINICHI)
le Premier ministre a déclaré vouloir achever les recherches sur les fichiers non identifiés en un an (NIKKEI)
les pensions de retraite « manquées » concernent au moins 25 millions de retraités et s’élèvent à 95 milliards de yen au total (YOMIURI, SANKEI)
Le procès des asthmatiques vers une réconciliation : l’Etat va verser 6 milliards de yen à la préfecture de Tokyo pour subventionner les dépenses médicales des asthmatiques (ASAHI, TOKYO SHINBUN)
Les photos à la une
Sakurada Yoshitaka, président de la Commission des Affaires sociales, de la Santé et du Travail de la Chambre basse, bousculé par les députés de l’opposition qui tentent d’empêcher le vote « forcé » (MAINICHI, ASAHI)
le Premier ministre Abe Shinzo et le chef du Minshuto, Ozawa Ichiro, au cours du Question Time hier à la Diète (SANKEI)
Appareils électroménagers rappelés par le fabricant Matsushita Electric en raison d’un risque d’incendie (TOKYO SHINBUN)
pour en savoir plus, consulter la revue de presse de l’ambassade de France au Japon
- Japon: le ministre de l’Agriculture incinéré, Shinzo Abe dans la tourmente
TOKYO (AFP), 15:07
© AFP

Le fils du ministre nippon de l’Agriculture, Toshikatsu Matsuoka, à l’enterrement de son père le 30 mai 2007
Des centaines de personnes ont assisté mercredi aux funérailles du ministre nippon de l’Agriculture, Toshikatsu Matsuoka, qui s’est donné la mort lundi après avoir été accusé de corruption, sur fonds de tourmente politique pour le gouvernement de Shinzo Abe.
Il s’agit de la “crise la plus grave” à laquelle est confrontée, depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2006, le Premier ministre nippon, dont l’entourage a déjà été mêlé à plusieurs scandales, a estimé la presse.
Proches du défunt et responsables politiques ont pris part à une cérémonie mortuaire dans un temple bouddhiste à Aso (sud), la ville natale de M. Matsuoka, selon les images diffusées par les chaînes de télévision.
Akie Abe, l’épouse du Premier ministre nippon, a lu une déclaration au nom de son mari qui n’a pas pu faire le déplacement en raison d’un débat parlementaire.
Dans cette déclaration, M. Abe indique notamment que le ministre “avait offert du rêve et de l’espoir aux jeunes agriculteurs japonais”.
M. Matsuoka, 62 ans, un proche de M. Abe, s’est pendu lundi, quelques heures avant de devoir affronter une délicate séance de questions au Parlement. Il était accusé d’être impliqué dans des affaires de dessous-de-table et de frais somptuaires.
© AFP

Shinzo Abe lors d’une exposition de bansaÏ le 16 février 2007 à Tokyo
Cette affaire ainsi qu’un vaste fiasco dans la gestion du système des retraites publiques ont porté un coup sévère à Shinzo Abe, dont la cote de popularité a plongé, à moins de deux mois d’élections sénatoriales cruciales pour son avenir.
Lors d’un débat parlementaire à Tokyo, Ichiro Ozawa, le chef de la principale formation d’opposition, le Parti démocrate du Japon (PDJ), a sommé le chef du gouvernement de “s’expliquer en public” sur le suicide de M. Matsuoka et d’assumer sa responsabilité dans le scandale des retraites.
Les services sociaux sont accusés d’avoir perdu la trace des dossiers de 50 millions de prestataires, faisant peser une menace sur le montant de leur retraite.
L’opposition a présenté des témoignages de retraités ayant cotisé pendant des décennies, mais qui se sont vus refuser leur retraite en raison de la disparition de leur dossier.
Le Premier ministre nippon a promis de régler la question et annoncé la mise en place d’un comité d’experts.
La réforme des retraites est la priorité numéro un des Japonais, selon de récents sondages.
- Japon: une baignoire en or de 80 kg disparaît mystérieusement d’un palace
TOKYO (AFP), 11:53
© AFP

La baignoire en or de l’hôtel Kominato Mikazuki à Tokyo
La police japonaise n’arrivait pas à expliquer mercredi la mystérieuse disparition d’une baignoire sur pied en or pesant 80 kilos d’un palace sur la côte Pacifique à l’est de Tokyo.
Longue de 1,21 mètre et haute de 71 centimètres, cette baignoire de 18 carats a une valeur estimée à 120 millions de yens (734.569 euros), précise le site internet du Kominato Hotel Mikazuki, situé à Chiba, dans la banlieue de Tokyo.
“Nous ne savons pas qui a volé cette baignoire, ni comment”, a déclaré un porte-parole de la police.
La chaîne du cadenas, à laquelle était attachée la baignoire, a été brisée, a précisé la chaîne de télévision publique NHK.
Les enquêteurs soupçonnent que le vol est le fait de plusieurs personnes, aucune trace n’indiquant que la baignoire ait été traînée au sol, selon l’agence Kyodo.
Un escalier de secours permet en outre d’accéder à la salle de bain sans passer par la réception de l’hôtel, précise Kyodo.
Quelques 100.000 vacanciers ont profité des joies de cette baignoire de luxe, précise le site internet de l’hôtel.
-Baleines: le Japon à l’offensive pour remettre en cause le moratoire
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ANCHORAGE (AFP), 08:57
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Une baleine
Le Japon a redoublé d’efforts mercredi pour tenter de convaincre la Commission baleinière internationale (CBI) d’autoriser la chasse commerciale pour des communautés de l’archipel nippon et pour remettre en cause le moratoire de 1986.
Le Japon souhaite que ses habitants vivant le long des côtes puissent chasser la baleine avec les mêmes quotas que ceux attribués aux populations autochtones, dans le cadre d’une dérogation du moratoire.
“Nous avons soumis (à la CBI) 40 documents scientifiques rédigés par des anthropologues de renommée mondiale prouvant que la chasse à la baleine au large des côtes du Japon relève complètement de la chasse de subsistance”, a dit mercredi le responsable de la délégation japonaise, Joji Morishita.
Mardi, la Commission baleinière internationale (CBI), réunie en Alaska, a accepté à l’unanimité de renouveler le quota de cinq ans permettant aux populations autochtones de l’Alaska, de Sibérie orientale et des îles Saint-Vincent et Grenadines de continuer à chasser la baleine dans le cadre de la chasse dite “de subsistance”.
A l’ouverture lundi de la 59e rencontre des 75 pays membres de la CBI, le Japon avait proposé un compromis immédiatement rejeté par les grands pays et menacé de quitter la conférence si un accord ne pouvait être trouvé.
Tokyo s’était dit prêt à renoncer à son projet de chasser cette année, à des fins “scientifiques”, 50 baleines à bosse, une espèce très protégée, s’il obtenait le droit pour certaines de ses communautés côtières de chasser un nombre non déterminé de baleines Minke, un petit rorqual.
Depuis 20 ans, le Japon demande que ce droit soit étendu à quatre de ses petites communautés côtières mais la CBI s’y refuse, affirmant qu’il s’agirait d’un quota commercial.
M. Morishita a dénoncé l’argumentation de la CBI qui, selon lui, ferme les yeux quand des produits artisanaux à base de baleine (peau, os…) sont commercialisés “à des prix exhorbitants” notamment aux Etats-Unis. “Vendre de l’artisanat à partir de baleines n’est pas commercial, mais vendre de la viande si. Cela n’a pas de sens”, a dit le représentant japonais.
© AFP

Le représentant de la délégation japonaise en Alaska Joji Morishita, le 29 mai 2007 à Anchorage
“La baleine fait partie de la culture culinaire des Japonais et dire au Japon d’arrêter (la chasse) n’est rien d’autre qu’une forme d’impérialisme culturel”, a dit le porte-parole de la délégation japonaise Glenn Inwood.
Le Japon est à la tête des pays qui font campagne pour une remise en cause du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine. Mais une majorité des trois-quarts est nécessaire pour obtenir la levée du moratoire et, selon des experts, il est peu probable que le Japon y parvienne.
Les Etats-Unis sont fermement opposés à la reprise de la chasse commerciale à la baleine.
Les pro et antichasse sont quasiment à égalité au sein de la CBI. Le Japon, la Norvège et l’Islande sont partisans de la reprise de la chasse. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie défendent le maintien du moratoire.
Mercredi soir, un projet présenté par le Brésil de création d’un sanctuaire pour les baleines dans l’Atlantique sud, de la côte est de l’Amérique du sud à la côte ouest de l’Afrique, a été rejeté malgré l’obtention d’une majorité de voix.
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Le Japon, numéro 1 de la chasse à la baleine
Le projet qui était soutenu par l’Argentine et l’Afrique du Sud, a obtenu 39 voix contre 29 et 3 abstentions mais il devait recueillir les trois-quarts des suffrages pour être adopté.
C’était le premier vote depuis le début de la réunion de la CBI.
Les seuls sanctuaires pour baleines sont situés dans l’Antarctique et dans l’Océan Indien.
La réunion annuelle de la CBI s’achève jeudi. Une scission n’est pas exclue et certains évoquent le départ du Japon et d’autres pays favorables à la reprise de la chasse.
Le Japon est, avec les Etats-Unis, le principal contributeur de la CBI.