Info-Asie

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Pas de menace de monopole des entreprises étrangères en Chine et une réglementation future pour favoriser l’investissement des entreprises chinoises

- recemment, un rapport dirigé par le ministère du commerce (China Foreign Investment Report 2007 ), conclut qu’il n y a pas en l’état actuel du marché de risque de monopole par les entreprises étrangères. En effet, la concurrence subsiste (même si dans certains secteurs ces entreprises détiennent une part importante du marché) et ces entreprises ne restreignent pas de manière trop importante la concurrence (parallèle étrange entre la publication de ce rapport sur les monopoles des entreprises étrangères et recemment, la publication du draft de la loi anti monopole, voir mon article sur le sujet)

- Et comme le hasard fait bien les choses , lors du China International Fair for Investment and Trade (CIFIT) (qui s’est tenue hier), Zhou Xiaochuan (l’un des piliers de la bank of china mais aussi en charge de la politique monétaire chinoise) a affirmé que de nouvelles règlementations devraient favoriser l’investissement des entreprises chinoises à l’étranger

“We will remove unnecessary controls on reviewing sources of foreign-exchange funds and on foreign currency purchase and remittance procedures to allow companies to use their own funds or converted currencies to invest abroad”

Loi sur la propriété, la loi sur le travail , la loi anti monopole, règlementation favorisant les entreprises chinoises, nous assistons à beaucoup de mouvement en Chine. Il s’agit vraiment d’une période intéressante!

source : No threat of foreign monopoly in any industry

Dossier : La Chine et le reste du monde

DOSSIER : La Chine et le reste du monde (4euros 70)

Chine/Etats-Unis : dialogue, ou choc des Titans ?
CA-Eclairages
Hélène Baudchon et Bruno Cavalier
Les relations entre la Chine et les Etats-Unis sont devenues fondamentales
pour une économie mondiale dont le centre de gravité s’est au cours de la
dernière décennie déplacé vers l’Est. Les marchés, les échanges de
marchandises, les flux financiers s’organisent dorénavant autour de l’axe
sino-américain. Ce dernier que d’aucuns qualifient de nouveau Bretton Woods
comporte ses fragilités. L’arrivée au premier plan de la Chine est en effet,
compte tenu des dimensions du pays et des caractéristiques de son mode de
croissance, une source potentielle de déséquilibres pour l’économie
mondiale. Cette situation particulière rend encore plus compliqué des
rapports bilatéraux déjà relativement difficiles.

La Chine et l’OMC : une posture ambitieuse et ambiguë à la fois
Accomex
Corinne Vadcar
Depuis qu’elle a fait son entrée à l’Organisation mondiale du commerce
(OMC), en 2001, la Chine a procédé à un vaste travail d’adaptation
réglementaire et législatif pour respecter ses engagements vis-à-vis de
l’institution. En dépit de ces efforts, la Chine fait l’objet de nombreuses
critiques de la part de certains de ses partenaires commerciaux parce
qu’elle continue de bafouer les règles de l’OMC. Son manque d’expérience des
négociations multilatérales et des traditions politiques et culturelles
différentes de celles des Occidentaux lui ont par ailleurs fait adopter
jusque-là une posture de négociation plutôt discrète. La Chine donne
également l’impression de privilégier la voie du bilatéralisme à celle du
multilatéralisme mais il s’agit sans doute là d’un simple phénomène de
rattrapage.

Un phénomène récent : les investissements chinois dans le monde
Rapport de la Commission Asie-Pacifique et HEC
CCE et HEC Eurasia Institute
En dépit des réformes conduites, depuis les années 1990, et qui ont abouti à
la création en Chine de nombreuses entreprises privées, l’Etat reste le
grand décideur des stratégies d’entreprises à l’international. Le premier
objectif a été de sécuriser l’approvisionnement en matières premières,
énergétiques ou non, à travers une série d’opérations d’acquisitions. Pour
des raisons de puissance et de prestige national, la Chine est également
désireuse de voir figurer ses plus grandes entreprises dans le mythique
classement du magazine américain Fortune. L’Etat souhaite aussi bâtir des
champions nationaux – ce qui pour certaines entreprises passe par un
développement international – pour contrebalancer les effets de l’ouverture
massive aux investissements étrangers qui a abouti au contrôle par des
groupes étrangers de pans entiers de l’industrie nationale. Enfin, l’Etat a
lancé récemment les multinationales chinoises à l’assaut de certaines firmes
occidentales. Ces opérations de fusions et acquisitions inhabituelles de la
part de firmes issues d’un pays émergent sont celles qui suscitent
d’ailleurs le plus l’émoi des Européens et des Américains.

Acquérir des matières premières à tout prix
Financial Times
Victor Mallet
L’appétit de la Chine pour les matières premières dont regorge le monde en
développement semble désormais sans limite. Les Occidentaux qui s’inquiètent
des moyens mis en œuvre par les Chinois pour parvenir à leurs fins
commencent à le faire savoir. Ils dénoncent la pratique par ces derniers du
« surpaiement » pour l’accès aux ressources naturelles ainsi que le manque
de transparence de leur politique de prêt qui sape les recommandations des
organisations internationales en la matière et risque de provoquer une
nouvelle crise de la dette dans les pays pauvres. Les Etats-Unis et l’Europe
sont également particulièrement préoccupés par le manque de considération
accordée par Pékin, dans le cadre de ses relations économiques avec un
certain nombre de pays en développement, à certaines valeurs et principes
traditionnellement défendus par l’Occident comme le respect des droits de
l’homme.

La Chine en Asie : un jeu gagnant-gagnant
La Lettre des économistes de l’AFD
Jean-Raphaël Chaponnière
La stratégie d’ouverture de la Chine s’est traduite par l’installation de
nombreuses firmes asiatiques sur son territoire. Ces entreprises assurent
désormais 59 % des exportations chinoises et 90 % des exportations «
high-tech ». Dans le même temps, la composition des échanges
intra-asiatiques s’est modifiée : ils comportent moins de produits finis et
davantage de demi-produits. L’essor du commerce intra-asiatique s’explique
en partie par les changements dans la « division asiatique du travail ». Le
Japon, la Corée et Taïwan figurent parmi les principaux partenaires de la
Chine dans la région et leurs économies ont largement bénéficié de la
croissance chinoise. Concernant l’Indonésie, la Thaïlande et les
Philippines, si leurs échanges avec la Chine sont excédentaires, leurs
positions sont plus fragiles car ces pays ne bénéficient pas d’un niveau
scientifique et technologique suffisant pour monter en gamme. Les pays les
plus pauvres et les plus proches géographiquement de l’Empire du milieu
(Vietnam, Laos, Myanmar, Pakistan, Cambodge) tirent en revanche peu de
profit de ce voisinage et leurs déficits avec la Chine sont très importants.

La stratégie chinoise en Afrique
Défense nationale et sécurité collective
Barthélémy Courmont et Irving Lewis
A la fin de l’année 2006, s’est tenu à Pékin l’événement diplomatique le
plus important jamais organisé par le pouvoir chinois : le sommet
Chine-Afrique. Cette rencontre historique, à laquelle ont participé pas
moins de 48 Etats africains a permis à la Chine de renforcer ses liens
commerciaux avec un continent devenu pour elle stratégique. Cette dernière a
besoin en effet pour nourrir sa croissance des ressources énergétiques dont
regorge le continent noir. L’Afrique est aussi un débouché pour les
exportations chinoises de produits manufacturés à bas prix. Les Occidentaux
sont particulièrement préoccupés par cette nouvelle coopération
sino-africaine notamment parce que la Chine cherche clairement à les
supplanter sur le continent.

La Chine en Amérique latine
Perspectives chinoises
François Lafargue
Au cours du dernier demi-siècle, la République populaire de Chine (RPC) ne
s’est que très peu intéressée à l’Amérique latine. Depuis cinq ans, cette
période d’indifférence est révolue. Les investissements chinois ne cessent
d’augmenter sur l’ensemble du continent. La présence chinoise chaque jour
plus forte bouleverse les équilibres économique et géostratégique dans cette
partie du monde. Elle suscite également interrogations et inquiétudes. Dans
les pays sud-américains, les échanges avec Pékin, loin de permettre le
développement, confortent plutôt le maintien d’économies rentières. Quant
aux Etats-Unis, ils n’apprécient guère l’influence grandissante de la Chine
dans une région longtemps considérée comme leur pré carré.

Le FMI critique la politique de change chinoise

Les fluctuations sur le yuan sont encore trop encadrées. Le système, qui empêche la monnaie chinoise de s’apprécier, contraint les autres monnaies de la région du même coup. Tout cela entraîne de dangereux déséquilibres, a déclaré le FMI à un forum marquant l’anniversaire de la crise asiatique… article complet

Source: la tribune

Les publications du pôle asiatique de HEC

Vous trouverez sur le site du pôle d’expertise asiatique de HEC quelques articles pertinents sur le thèmes de l’économie chinoise comme, l’internationalisation des entreprises chinoises ou qui dirige la chine aujourd’hui.

Les articles sont d’une dizaine de page et écrit de manière assez accessible même pour les néophytes du domaine comme moi.

Le début des difficultés pour les investissements étrangers en chine?

Pour les personnes intéressées par le marché chinois, je vous invite à lire la dernière lettre d’information de HEC Eurasia Institute “Etrangers en Chine : la fin du tapis rouge”.

Pour résumé brièvement cet article, sans pour autant en dénaturer le sens, il est expliqué les difficultés que rencontre les entreprises étrangères en Chine, notamment en raison d’une certaine volonté du gouvernement de protéger les firmes chinoises.

L’article relève surtout un décret du 8 septembre 2007 “anti monopole” qui serait utilisé “abusivement” par le Ministère du Commerce et/ou de la CSRC (Commission de contrôle des marchés) pour stopper certaines fusions et protéger les firmes chinoises [l’article cite aussi des mesures fiscales moins favorables pour les entreprises étrangères).
Mais doit on vraiment s’en étonner? Prenons le cas français et citons le Décret du 30 décembre 2005 instituant une autorisation pour les investissements étrangers dans certains secteurs en France. Ce décret n’a t il pas pour objet, sous couvert de “patriotisme économique”, à l’instar de la politique chinoise, et à l’encontre de tous nos engagements européens de protéger nos champions nationaux?

Si certains diront que cela n’a aucun rapport, je me souviens d’avoir écrit un article sur une mesure chinoise, il y a un peu près un an , sur l’”interdiction de dessin animé étranger sur le territoire chinois à compter du 1 er septembre 2006″. Pour parler clairement la mesure visait à favoriser le développement de l’industrie chinoise pour faire face à l’animation érangère (pour la plupart japonaise) en interdisant toute diffusion de dessin animé étranger le matin.

En bref, nous assistons donc à un cheminement assez prévisible. Il ne s’agit sans doute pas d’une “fermeture complète de la porte” mais simplement ne plus la laisser la porte grande ouverte, mais simplement entrebâillée…